dimanche 27 septembre 2009

La Route de Chlifa


Roman pour adolescent, La Route de Chlifa, qui entend faire réfléchir sur les enjeux de la guerre dans certains pays. L'histoire se déroule dans un pays ravagé par les hostilités, s'il en est, le Liban. Il met en scène un protagoniste de 15 ans, le jeune Karim, qui vit dans une ville constamment menacée par des factions terroristes. Le roman est, pour une part, un roman-miroir, c'est-à-dire que l'auteure voulait que les lecteurs se représentent dans le personnage qui est un adolescent ordinaire avec ses faiblesses et ses forces, pour lequel on tente de mettre de l'avant l'aspect catharsique.

Il s'agit également d'un roman d'aventure et d'un roman d'apprentissage, puisque, les hostilités faisant rage dans la ville, Karim voit l'immeuble d'en face de chez lui pris d'assaut par des terroristes et la jeune fille qu'il aime tuée. Il ne trouve alors que sa soeur et le bébé de la famille avec qui il part afin de rejoindre une amie de leur famille qui puisse les héberger à Chlifa.

Il s'agit d'un roman bien écrit et qui ne tombe jamais dans le prêchi-prêcha qu'on retrouve si souvent quand on s'adresse à ce groupe d'âge. Au contraire, on entend exposer la « réalité » aux jeunes sans détour.

J'ajouterais que le roman fait quelques expérimentations, simples, du point de vue de la narration, puisqu'il passe du journal intime du protagoniste, à une focalisation par un personnage secondaire, puis à un narrateur omniscient afin de varier la focalisation. En l'occurrence, il s'agit d'un bon choix afin de donner au lecteur un point de vue multiple des événements.

Le roman présente également une analepse (flashback), car il débute à Montréal, au moment où Karim a immigré, quelques mois après les événements du Liban.

Roman qui en vaut la peine et que, personnellement, je vais faire lire à mes étudiants de 8e année.

1 commentaires:

Anonyme a dit…

Conseils tres interessants. A quand la suite?