Classique de la littérature de Stefan Zweig que je n'avais encore jamais pris le temps de lire - mais il y a tant de livres comme ça, que je n'ai pas pris le temps de lire... tant de livres et si peu de temps! On croirait en effet, en lisant le titre, avoir affaire à un livre dont le thème serait les échecs, mais il s'agit là en fait d'un prétexte à un roman (ou une nouvelle littéraire, vu la longueur du texte) qui traite plutôt de l'effet de la célébrité sur une personnalité simple (très d'actualité si on en juge par des phénomènes tels la télé-réalité), mais qui bifurque en plein milieu vers une histoire sur la monomanie et les replis sombres de l'âme humaine.L'histoire en est assez simple : un joueur d'échecs simplet, mais devenu semi-célébrité à cause de son talent unique pour les échecs et tout droit sorti de sa campagne des Balkans est invité à une partie avec l'un des passagers d'un bateau. Ce dernier est aidé par un mystérieux inconnu qui lui sauve la mise lors de sa partie contre le maître. L'inconnu raconte alors son internement par la Gestapo quelques années auparavant et son secret pour avoir réussi à garder ses esprits durant son internement : un livre d'échec dérobé à un de ses gardes et qui fut pour lui son unique compagnon d'infortune et son unique pensée durant toute la durée de son séjour dans sa cellule.

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