
Gilles Lipovetsky, avec son essai L'ère du vide : essai sur l'individualisme contemporain, remarquait déjà l'absence de discours signifiant rassembleur dans la société contemporaine pour être remplacé par un éclatement du sens et de l'identité. Patrick Sénécal, dans son roman, va encore plus loin et prend la télé-réalité comme signe de la décadence contemporaine où la seule chose qui fasse consensus est la culture pop à l'américaine.
Dans ce roman, Sénécal pousse la réflexion sur le néant social - une société qui se complaît dans le confort et l'indifférence - jusqu'au bout, c'est à dire vers l'annihilation. En effet, la télé-réalité telle que montrée dans le roman sert des desseins funestes qui ne sont totalement révélés qu'à la fin du roman.
L'histoire en tant que telle est celle de trois personnages : Pierre sauvé, policier qui enquête sur une histoire de meurtre passionnel sordide, Frédéric Ferland, psychologue en quête de l'excitation ultime et Maxime Lavoie, ex-PDG et milliardaire qui a décidé de tout abandonner pour produire une émission de télé-réalité nouveau genre. Les trois protagonistes que tout semble séparer verront leurs quêtes s'emmêler ensemble jusqu'à l'apothéose finale.
Je dois avouer que j'aime bien le style de Sénécal qui, ici, sort du thriller fantastique qu'il avait adopté depuis ses derniers romans (Oniria, Aliss, Sur le seuil...) pour entrer dans le réalisme, ce qui s'avère un bon choix, le roman étant fortement ancré socialement (j'irais jusqu'à dire qu'il a une saveur sociologique). On y sent la critique à pleines pages, mais qui n'altère aucunement l'action.
Le roman, par contre, dans sa structure, diffère beaucoup des autres romans de Sénécal où l'action s'incarne dès le début et ne lâche pas durant tout le roman. Ici, au contraire, l'action et l'intrigue font un crescendo jusqu'à la scène finale. Également, l'auteur a décidé de mettre ses chapitres dans un désordre étudié afin de favoriser l'intrigue autant que de s'amuser avec le lecteur. Les chapitres numérotés sont aussi ponctués de parties nommées Focalisation zéro où l'on fait le point sur l'action avec un détachement qui nous rend l'horreur encore plus prenante.
Je n'ai aucune réserve à recommander ce roman où je trouve que Sénécal présente une écriture de plus en plus mature.
Dans ce roman, Sénécal pousse la réflexion sur le néant social - une société qui se complaît dans le confort et l'indifférence - jusqu'au bout, c'est à dire vers l'annihilation. En effet, la télé-réalité telle que montrée dans le roman sert des desseins funestes qui ne sont totalement révélés qu'à la fin du roman.
L'histoire en tant que telle est celle de trois personnages : Pierre sauvé, policier qui enquête sur une histoire de meurtre passionnel sordide, Frédéric Ferland, psychologue en quête de l'excitation ultime et Maxime Lavoie, ex-PDG et milliardaire qui a décidé de tout abandonner pour produire une émission de télé-réalité nouveau genre. Les trois protagonistes que tout semble séparer verront leurs quêtes s'emmêler ensemble jusqu'à l'apothéose finale.
Je dois avouer que j'aime bien le style de Sénécal qui, ici, sort du thriller fantastique qu'il avait adopté depuis ses derniers romans (Oniria, Aliss, Sur le seuil...) pour entrer dans le réalisme, ce qui s'avère un bon choix, le roman étant fortement ancré socialement (j'irais jusqu'à dire qu'il a une saveur sociologique). On y sent la critique à pleines pages, mais qui n'altère aucunement l'action.
Le roman, par contre, dans sa structure, diffère beaucoup des autres romans de Sénécal où l'action s'incarne dès le début et ne lâche pas durant tout le roman. Ici, au contraire, l'action et l'intrigue font un crescendo jusqu'à la scène finale. Également, l'auteur a décidé de mettre ses chapitres dans un désordre étudié afin de favoriser l'intrigue autant que de s'amuser avec le lecteur. Les chapitres numérotés sont aussi ponctués de parties nommées Focalisation zéro où l'on fait le point sur l'action avec un détachement qui nous rend l'horreur encore plus prenante.
Je n'ai aucune réserve à recommander ce roman où je trouve que Sénécal présente une écriture de plus en plus mature.

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