- « Hélas, La Palice est mort,
- Est mort devant Pavie ;
- Hélas, s'il n'était pas mort,
- Il ferait encore envie »
Or, comme tout se déforme avec le temps, le couplet est devenu :
- « Hélas, La Palice est mort,
- Est mort devant Pavie ;
- Hélas, s'il n'était pas mort,
- Il serait encore en vie »
Ce qui est devenu la vérité de La Palisse. Bernard de la Monnoye a ensuite écrit une autre chanson de La Palisse en n'y mettant que des tautologies dont je vous envoie un extrait pour votre plus grand plaisir :
Messieurs, vous plaît-il d’ouïr
L’air du fameux La Palisse ?
Il pourra vous réjouir
Pourvu qu’il vous divertisse.
La Palisse eut peu de bien
Pour soutenir sa naissance,
Mais il ne manqua de rien
Dès qu’il fut dans l’abondance.
Bien instruit dès le berceau,
Jamais, tant il fut honnête,
Il ne mettait son chapeau,
Qu’il ne se couvrît la tête.
Il était affable et doux,
De l’humeur de feu son père,
Et n’entrait guère en courroux
Si ce n’est dans la colère.
Il buvait tous les matins,
Un doigt, tiré de la tonne,
Et mangeant chez ses voisins,
Il s’y trouvait en personne.
Il voulait dans ses repas
Des mets exquis et fort tendres,
Et faisait son Mardi Gras,
Toujours la veille des Cendres.

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