mercredi 19 mars 2008

La dame blanche


Cette semaine, sans être totalement découragé de ma lecture, je dois avouer que je suis resté sur mon appétit. Je vous explique : me voilà à la librairie devant le tout nouveau roman d'un de mes auteurs fétiches, Christian Bobin. Croyant bien faire, je me dis que je tiens entre les mains quelques heures d'une lecture passionnante pleine d'images et qui me fera entrer dans un récit de vie à l'opposé de la banalité. En même temps, je me dis que ça me fera une bonne occasion de parler de Christian Bobin sur mon blogue et dans ma chronique à la radio.

Finalement je commence à lire et, première déception, c'est une biographie. Je dois avouer que je ne suis pas, d'avance, un amateur du genre contrairement à bien d'autres que je connais. Et sur Emily Dickinson, une poétesse étasunienne que je ne connais pas trop, sinon par quelques textes glanés ici et là. Passons... La collection dans laquelle se retrouve ce livre, je ne la connais pas : L'un et l'autre, pas trop inspirant... Je lis la ligne éditoriale qui mentionne que dans cette collection se trouvent des biographies "comme la mémoire les invente", des récits de vie "subjectifs". On n'aurait pas pu trouver mieux pour décrire le récit de La dame blanche. En même temps, seconde déception, la vie de Mlle Dickinson ne me semble pas avoir quoi que ce soit de passionnant, ce que me confirme la lecture du roman.

Toutefois, l'écriture pleine d'images de Bobin, sa prose poétique, est bien là dans cette œuvre, mais c'est un récit qu'il ne possède pas tout à fait, qu'il n'a pas fait sien. Habituellement, cet auteur nous présente des récits de vie inventés, mais qui nous sortent totalement de notre zone de confort en nous emmenant dans des univers hors du commun et pourtant collés au réel.

Si vous voulez vous initier à l'univers de cet auteur, je vous conseille vivement les romans Geai et La folle allure qui ne manqueront pas de vous séduire. Aussi, j'avais adoré son essai en prose poétique qu'est Une petite robe de fête.

Quant à La dame blanche, je lui donne la note de passage, mais ne saurais en faire l'élégie ici.

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