dimanche 9 mars 2008

Chagrin d'école

J'ai particulièrement apprécié, étant professeur, la lecture de ce... mais comment le désigner... je dirai roman, même si cette œuvre tient autant de la narration que de l'essai. Pennac a donc décidé de délaisser son personnage de Benjamin Malaussène pour parler de lui-même et de ceux qu'il a connus au cours de ses multiples années passées sur les bancs d'école à titre de cancre, d'étudiant, puis de professeur. C'est avec beaucoup d'amour qu'il nous narre son expérience dans le système d'éducation, mais aussi avec une critique lucide.

Le "roman" fonctionne beaucoup par fragments et ne suit pas une trajectoire narrative linéaire. On y fait de fréquents va-et-viens dans des histoires qui s'entre-croisent et s'expliquent les unes les autres. Ajoutons que l'auteur, procédé inusité, se présente dans une conversation entre le prof qu'il est devenu et le cancre qu'il était étant jeune.

La réflexion, très fine et très lucide de l'auteur, porte sur l'école, bien sûr, les cancres, les élèves doués, la société française, la consommation des marques chez les jeunes (qu'il compare à des hommes-sandwichs), les parents, les enseignants...

Je vais vous avouer ne pas être un grand amateur de la saga des Malaussène de cet auteur qui, pourtant, s'avère fort appréciée par mes pairs. Pourtant, j'ai été profondément ému par plusieurs historiettes du roman Chagrin d'école, sans doute pour être moi-même professeur. Je vous le recommande chaudement.

1 commentaires:

Les_Singes a dit…

Bonjour Martin,
Je t'envois une petite tague http://les-singes.sffq.org/?p=478
Une bonne façon d'apprendre à se connaître un peu plus :)