jeudi 7 février 2008

La part de l'autre

Il est de ces romans qui changent notre perception sur la vie et qu'on peut facilement qualifier de "romans importants". De ceux-ci se trouve celui d'Éric-Emmanuel Schmitt, La part de l'autre. Il s'agit d'une uchronie, mais qui dépasse largement la frontière du genre. À la base du roman, imaginez qu'Hitler, comme dans la réalité, se présente à 19 ans devant le comité de sélection de l'École des beaux arts de Vienne. Dans la réalité, celui-ci fut recalé. Mais imaginez ce qu'aurait pu être l'histoire s'il avait été accepté.

C'est ce qui sert de base au roman. On trouve donc, d'un côté, la vie réelle d'Adolf Hitler, le monstre, et de l'autre côté celle de son alter ego, celui qui signe ses toiles Adolf H., un être humain sensible et bon qui porte sur le monde et la vie un regard critique empreint de sagesse. Il devient un artiste de la bohème parisienne, puis le père père aimant de deux enfants.

Le roman pose la question à savoir la part des événements qui, parfois, peuvent sembler anodins, dans la vie d'une personne et comment la vie d'une seule personne peut avoir des répercussions sur tout un peuple, voire l'humanité. Il s'agit d'une oeuvre géniale, d'une oeuvre nécessaire, à mettre entre toutes les mains.


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