Écrit par Stéphane Achille, Balade en train sur les genoux du dictateur fut couronné du prix Robert Cliche du premier roman 2007. Le roman est écrit à la première personne et raconte l'histoire d'un musicien qui ne réussit pas à vendre le disque qu'il a autoproduit. Au seuil de la déprime, il reçoit des nouvelles de son frère qui l'invite à venir le rejoindre à New York. L'occasion n'aurait pas pu mieux tomber pour se changer les idées. Aussitôt arrivé, son frère lui dit qu'il doit partir mais lui laisse sa chambre d'hôtel pour le mois.
Durant son séjour, notre narrateur (jamais nommé) rencontre Manuel, un Sud-Américain toujours entouré de gardes du corps qui s'en prend d'affection et qui l'invite dans son pays (jamais nommé non plus). C'est en arrivant là-bas que notre narrateur se rendra compte que Manuel est en fait le dictateur (ou président à vie) de la république bananière où il met les pieds. S'ensuit une descente aux enfers d'où le narrateur ressortira transformé, pour le meilleur et pour le pire.
La narration elle-même s'avère minimaliste et précise. L'auteur y traite de son univers narratif sans détour et même avec une certaine crudité dans la description, en particulier pendant les épisodes sanglants. On joue, ici, à merveille avec l'ironie et le sarcasme.
Les séquences narratives sont souvent entrecoupées de réflexions du narrateur sur le monde de la musique et il s'en prend merveilleusement bien aux distributeurs et à l'édition, mais aussi au public.
Ma grande réserve par rapport à ce livre, s'il en est une, serait que, comme beaucoup de premiers romans actuels, on joue beaucoup sur le thème de l'autofiction. L'auteur, comme son narrateur, est un musicien, fin vingtaine, un homme et on sent que la réflexion autour du monde de la musique du narrateur est aussi celle d'Achille. En fait, on dirait que l'auteur s'est amusé à s'imaginer ses réactions devant une situation hypothétique dans laquelle il serait pris comme compagnon, un peu malgré lui, d'un dictateur sud-américain et qu'il en a fait un roman. Ce n'est pas que l'autofiction, en soit, soit un procédé dépourvu d'intérêt, mais la littérature actuelle l'utilise à outrance (pensez à Alexandre Jardin, à Amélie Nothomb, ou plus près de nous à Marie-Sissi Labrèche ou Nelly Arcand).
Cela dit, j'ai bien apprécié ma lecture et je vais suivre de près l'évolution de cet auteur qui promet.
Durant son séjour, notre narrateur (jamais nommé) rencontre Manuel, un Sud-Américain toujours entouré de gardes du corps qui s'en prend d'affection et qui l'invite dans son pays (jamais nommé non plus). C'est en arrivant là-bas que notre narrateur se rendra compte que Manuel est en fait le dictateur (ou président à vie) de la république bananière où il met les pieds. S'ensuit une descente aux enfers d'où le narrateur ressortira transformé, pour le meilleur et pour le pire.
La narration elle-même s'avère minimaliste et précise. L'auteur y traite de son univers narratif sans détour et même avec une certaine crudité dans la description, en particulier pendant les épisodes sanglants. On joue, ici, à merveille avec l'ironie et le sarcasme.
Les séquences narratives sont souvent entrecoupées de réflexions du narrateur sur le monde de la musique et il s'en prend merveilleusement bien aux distributeurs et à l'édition, mais aussi au public.
Ma grande réserve par rapport à ce livre, s'il en est une, serait que, comme beaucoup de premiers romans actuels, on joue beaucoup sur le thème de l'autofiction. L'auteur, comme son narrateur, est un musicien, fin vingtaine, un homme et on sent que la réflexion autour du monde de la musique du narrateur est aussi celle d'Achille. En fait, on dirait que l'auteur s'est amusé à s'imaginer ses réactions devant une situation hypothétique dans laquelle il serait pris comme compagnon, un peu malgré lui, d'un dictateur sud-américain et qu'il en a fait un roman. Ce n'est pas que l'autofiction, en soit, soit un procédé dépourvu d'intérêt, mais la littérature actuelle l'utilise à outrance (pensez à Alexandre Jardin, à Amélie Nothomb, ou plus près de nous à Marie-Sissi Labrèche ou Nelly Arcand).
Cela dit, j'ai bien apprécié ma lecture et je vais suivre de près l'évolution de cet auteur qui promet.

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