vendredi 21 décembre 2007

La poétique du roman

Nouvelle critique : cette fois-ci un livre traitant de l'analyse littéraire, plus spécifiquement des rouages du roman. C'est un incontournable pour tous ceux qui s'intéressent à la littérature, mais aussi les profs de français de la fin du secondaire soucieux de donner aux élèves des notions d'analyse du texte narratif. On y aborde le contrat de lecture, les structures du récit, l'énonciation, le hors-texte, le lecteur. Aussi, plusieurs modèles centrés sur le personnage sont abordés sous l'angle sémiologique, sémiotique et sémio-pragmatique. Personnellement, c'est le genre de livre que j'aurais aimé qu'on me fasse lire au début de mon bacc. en littérature. Tout le vocabulaire de base de l'analyse structurale est présent ainsi que des pistes d'analyse fort pertinentes. Je n'ai aucune réserve à le suggérer.

Dans un autre ordre d'idées : j'aimerais vous souhaiter de Joyeuses Fêtes! Quant à moi, je ne pourrai envoyer d'entrée dans mon blogue avant la semaine prochaine puisque je passe Noël dans un chalet où je n'ai pas accès à l'Internet... mais je vais tenter de survivre.

jeudi 6 décembre 2007

L'éducation Montessori

Aujourd'hui, à l'université, le professeur, Monsieur Bédard, avait invité une enseignante de l'école Montessori de Sillery. Elle avait amené avec elle quelques enfants de sa classe afin qu'ils nous montrent la manière dont ils font leurs apprentissages. Première constatation : ils affichent un français impeccable, chose qu'on a de plus en plus de difficulté à inculquer de nos jours. Deuxième constat : ils ADORENT l'école et leurs apprentissages se font à la fois dans la liberté et dans la rigueur. L'un des enfants expliquait comment fonctionnait un levier et comment le principe du levier pouvait se comparer à un bras humain, pour ensuite parler de la fonction et de la forme des muscles (on parle d'un enfant du primaire).

La méthode Montessori s'appuie toujours sur du matériel concret au primaire pour faire comprendre des concepts abstraits (par exemple avec des billes sur un tableau gradué pour faire apprendre les nombres décimaux). C'est une des forces de cette méthode. Autre force, les enfants vont à leur rythme et leurs apprentissages se font de manière individualisée.

Une classe Montessori a l'air d'une ruche, en fait. La seule contrainte véritable est que tout le monde doit travailler et chacun doit faire des apprentissages. Les classes disposent d'une panoplie impressionnante de matériel didactique que les enfants manipulent et que l'enseignant explique.

Malheureusement, au Québec, on ne trouve aucune école secondaire Montessori. J'avoue que j'aurais bien essayé de me faire embaucher dans une telle école. Il me reste toujours la possibilité d'appliquer certains principes de l'éducation Montessori à ma classe, mais une école secondaire qui fonctionnerait sur le mode Montessori est vraiment quelque chose qui manque au Québec.