jeudi 29 novembre 2007

Café et philo

Hier soir, au programme, j'avais décidé d'aller prendre un café avec un ami, Louis, philosophe de son état, au café-bistro de l'université. En jasant, je me suis rappelé combien j'aime discuter socio, psycho, philo, mécanique quantique, spiritualité... et tout ça dans la même soirée. Je suis fait comme ça, il faut croire, la tête dans les nuages. Un sujet ressort, à la fin, l'éducation - déformation professionnelle - et sa place dans la société, dans le devenir social.

On se retrouve dans une société menée par des valeurs accessoires montées en absolus. Les médias et la publicité rabaissent le niveau intellectuel au plus petit dénominateur commun. Pourtant le potentiel intellectuel de l'humanité est à même de s'élever, mais la société se vautre actuellement dans le confort et l'indifférence généralisés. On en est venu à peu près à la conclusion suivante : le rôle de l'école devrait être de faire fouiller les étudiants, de les faire sortir des sentiers battus, de leur faire développer leur propre point de vue, hors des idées reçues et des préjugés.

On n'a jamais vu proliférer autant d'opinion et la démocratisation des moyens de diffusion voit pulluler les avis de toutes sortes. Mais hors si l'on élimine les idées reçues, la propagande et les banalités, il ne reste plus grand chose. La première chose que j'essaie de montrer à mes étudiants est qu'une opinion ne suffit pas. À plus forte raison appuyée par des qu'en-dira-t-on ou de la propagande. Chaque être humain, doit apprendre à fouiller pour trouver un sens, quelque chose qui lui fasse office de vérité. Les idées prêtes-à-porter ne manquent pas, mais ce ne sont que des simulacres. L'éducation, quel que soit le courant pédagogique, doit viser à développer une autonomie de pensée chez l'individu.

0 commentaires: